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  • Sonia SUAU

Graines d'espoir

Bonne et heureuse année 2021 ! Je vous souhaite une année emplie de merveilles. Des merveilles qui feront crépiter, pétiller, scintiller vos yeux, votre cœur et votre âme. Et pour commencer cette année, je partage avec vous mes vœux pour l'humanité, avec un de mes textes "Graines d'espoir". --------------------------------------------------------------------- Graines d'espoir Femmes du monde, Femmes vagabondes. En une décennie, mes sœurs, Nous avons su nous rassembler, Nous unir, nous réunir, Entre femmes, entre hommes. Puis, nous ré-unir entre femmes et hommes Et mélanger nos complémentarités, Même dans l’adversité. Nous avons arrêté de séparer, de diviser, Par genre, par tranche d’âge, Par statut, par métier. Par couleur de peau, par différence de pensée, Sans masque ou avec masque. Nous avons arrêté de nous comparer, de nous piétiner, De nous critiquer, de nous juger. Nous avons pris le temps d’observer ce que ce confinement Avait fait ressurgir en nous. Et ce que l’après-confinement Avait fait surgir, bondir en nous. De la peur, de l’amour, De la solidarité, de l’insécurité, Une division, une union, Ou encore de la crédulité ? Et nous y avons cru en ce monde nouveau. Nous avons posé de nouvelles règles, Plus aimantes, plus regardantes, Envers autrui, envers la planète. Ensemble, nous avons bâti une cité respectueuse de la nature. Nous avons su être à l’écoute de ce qui sonnait, résonnait en nous. Masqués, nous nous sommes infiltrés et nous nous sommes investis Dans ce qui faisait vibrer notre cœur, Dans ce qui pouvait contribuer à un monde meilleur. Nous n’avons pas eu peur de lever l’étendard. Dare, oser, nous avons osé être ce monde, Et l’incarner. Nous avons porté de nouvelles idées, Nous avons osé nous affirmer, Rêver et créer Au son du cœur, Cœurs à cœurs. Masqués au sens propre comme au figuré, Nous n’avons pas eu peur de l’après. Cette après qui nous a rappelé, nous a ramené À notre vérité, notre essentiel, notre essence-Ciel. Ce pour quoi nous sommes faits, Ce pour quoi nous nous sommes incarnés. Nous avons démasqué, déjoué, démantelé, Ce qui nous freinait, nous arrêtait, Nous pesait, nous abaissait, Nous épuisait, nous vidait. Ce masque qui a sécurisé ou bien terrorisé N’était qu’un prétexte pour nous diviser. Et nous avons su rester unis dans cet après, Qui ne demandait qu’à être créé. À petits pas ou à grandes enjambées, Nous avons laissé rayonner, s’exprimer Ce qui nous avait été donné à notre naissance. Nos dons, nos talents, nos joyaux, Pour une vie avec plus de sens Et pour plus de vivance dans notre existence. Nous sommes revenus à notre nature. Naturellement, la nature nous y avait poussée Durant le confinement de 2020 Et nous y a poussée encore plus après. Cette nature qui criait, s’insurgeait Nous avons enfin écouté ce qu’elle avait à nous dire. Cette nature meurtrie par la main de l’Homme. C’est cette même meurtrissure que nous nous infligions. Alors, nous nous sommes arrêtés, avons tout stoppé Et nous nous sommes reposés en notre centre, notre intérieur. Pour voir notre lueur et notre obscurité, Pour entendre ce que nous avions délaissé, oublié, Pour écouter ce qui nous faisait du pied. Nous avons extrait de ce mélange, Un terreau pour cette nouvelle terre. Et ensemble, nous avons semé les première graines Qui fleuriront pour la génération d’après.

©Copyright 31 août 2020 – Sonia SUAU


(texte que j'ai écrit lors du concours Sororistas où il fallait imaginer le monde de demain, au 31 décembre 2030. Mon texte n'a pas été retenu, mais ce concours m'a permis d'écrire ces vœux.)







Crédit photo : pixabay

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